Souvent covid varie, bien fol est qui s’y fie

27.04.2021

C’est qui celui-là ? Le variant suisse, avec ses couleurs blanche et rouge ? En tout cas, le variant helvétique vient de faire son apparition médiatique. Ce petit dernier, baptisé B.1.1.39, a été identifié par un laboratoire biomédical transalpin, près de Turin, sur un Italien qui avait déjà contracté le virus en novembre 2020 et qui s‘est réinfecté. Apparemment sans gravité, heureusement pour lui.


C’est la quatrième mutation virale covid-19 repérée au Piémont, après le variant anglais, le plus répandu, et les variants brésilien et sud-africain.


Mais pourquoi l’avoir appelé « suisse », alors qu’il n’est pas neutre ? Parce que c’est quand même en Suisse que ce variant a été détecté le plus fréquemment : 69% de toutes les infections à son actif sont survenues dans notre pays. Soit. Mais il a quand même fallu qu’un laboratoire italien le détecte au Piémont pour qu’on en entende vraiment parler, alors que selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), il a été identifié pour la première fois en avril 2020… 


Il est vrai que l’OFSP n’est pas champion de la rapidité d’information. Ce n’est que le 24 avril dernier qu’on a appris que le variant indien, qui fait des ravages mortels dans ce sous-continent, avait été détecté dans notre pays. Or selon le 19h30 de la Télévision suisse romande, le variant indien avait déjà identifié sur notre territoire à la fin mars… Il faut donc trois bonnes semaines pour que l’information ait le temps d’incuber à Berne. Au fond, c’est presqu’un progrès.